Fiche pratique énergies propres : le Gaz Naturel pour Véhicules (GNV)

 

Suite de notre étude sur les énergies alternatives. Créé pendant la Seconde Guerre Mondiale pour pallier à la pénurie d’essence, le GNV tel qu’on le connaît aujourd’hui ne fut développé qu’au début des années 90 pour devenir aujourd’hui le premier carburant alternatif au monde. On le retrouve soit sous une forme comprimée à 200 bars (GNC), soit sous une forme liquéfiée à une température de -163°C (GNL).

 

Ses avantages

  • Un carburant plus “écologique” : par nature, le GNV (et plus spécifiquement le bioGNV) est issu du recyclage des déchets en énergie. De plus, il émet 25 % de CO2 et 80 % d’oxydes de carbone en moins que les carburants classiques et n’émet aucune particule dans l’air. De plus, il a la particularité de n’émettre ni odeur ni fumée, et de faire 2 fois moins de bruit que les véhicules à moteur diesel
  • Une alternative économique : son prix est en moyenne 30 à 50% moins cher pour une consommation identique à un moteur diesel. Autre petit avantage : sa forme gazeuse réduit considérablement la probabilité de vol de carburant
  • De belles perspectives d’avenir : 22,4 millions de véhicules dans le monde utilisent déjà ce carburant, en particulier en Iran et en Chine. En France, son développement reste limité avec seulement 14 000 véhicules en circulation. En cause : le manque d’infrastructures et de stations GNV pour assurer l’avitaillement. Heureusement, la directive européenne “Alternative Fuels Infrastructures” et le projet de loi de transition énergétique ouvrent en grand la porte au GNV. La France espère que 42 % des véhicules rouleront au GNV d’ici 2050 avec l’implantation de 250 stations de distribution à l’horizon 2020
  • Un réservoir de secours à essence : pour éviter de tomber en panne, les constructeurs ont associé un réservoir essence plus ou moins conséquent qui assure une certaine autonomie.

Ses inconvénients

  • Une place importante à allouer au réservoir ce qui oblige les constructeurs à minorer la taille du réservoir d’essence
  • Une infrastructure d’avitaillement pauvre : actuellement, notre territoire est faiblement doté de stations GNV
  • Des habitudes qui ont la peau dure : même si non applicable qu’au GNV, les énergies renouvelables font face, de manière générale, à une courbe du changement des automobilistes difficile à amorcer
  • Des tarifs d’entretien plus onéreux : revers de la médaille, le contrôle technique de ce type de véhicule est plus cher. En contre-partie, la carte grise est gratuite ou à moitié prix en fonction des départements
  • Une perte de puissance moteur : comparé à l’essence, les véhicules roulant au GNV perdent jusqu’à 9 chevaux DIN. Mais ce point a tendance à être de plus en plus gommé avec les nouveaux moteurs dowsizés et turbocompressés
  • Une offre réduite pour les particuliers : les constructeurs n’ont pas tous investi le GNV, ce qui induit un choix limité de véhicules. Fiat est l’un des seuls à proposer des motorisations GNV sur toute sa gamme.

« Le GNV est à ce jour plébiscité principalement par les entreprises et les collectivités territoriales qui profitent d’une offre constructeur plus large que les particuliers et des stations d’avitaillement plus nombreuses via le réseau AS24. Même si la France investit majoritairement l’énergie électrique, le GNV sera vraisemblablement porté par des influences européennes voire mondiales. Grenoble n’est pas en reste d’un point de vue infrastructures dédiées à ce type d’énergie puisque c’est l’une des villes sur le territoire la mieux dotée en stations !

 

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